Quels sont vos objectifs pour ces Championnats du monde 2005, à Helsinki ?
Les mêmes que d'habitude, puisque ces objectifs n'ont pas été atteints les autre années. Donc, je rêve toujours d'une médaille individuelle.
En ce qui concerne le relais ?
Le relais, ça va être un petit peu plus difficile. Il n'y a pas de secrets, ce n'est pas avec des en 11"40 ou en 11"50 qu'on pourra prétendre un podium. Soit elles courent un peu plus vite et on a des chances, soit ça sera même plus compliqué qu'en finale.
Allez-vous donc vous concentrer tout vos efforts sur le 100 m ?
J'ai toujours privilégié la cousre individuelle. en relais, j'ai déja obtenu pratiquement toutes les médailles que je devais avoir. c'est bien, mais ce n'est pas un objectif en soi pour moi. je n'ai pas pratiqué l'athlétisme pour faire du relais.
Votre début de saison doit-il vous mettre en confiance ?
Mes courses n'étaient pas parfaites, mais je suis allée assez vite, notamment à Lausanne, où je suis passée sous le11".
Quel bilan tirez-vous de la polémique qui entouré votre collaboration avec une psychotérapeute ( fanny Didiot-Abadi) aux jeux Olympiques d'Athènes, l'été dernier ?
J'en avais besoin pour certaines choses, à une certaine époque. je pensais qu'elle pouvait être utile dans un accompagnement sportif, mais, apparemment, ce n'était pas son objectif. Finalement, elle me mettait plutôt les bâtons dans les roues. Parfois, on manque de recul, on ne voit pas bien les choses, mais petit à petit, je me suis rendue compte qu'elle n'avait rien à faire autour de moi et je suis très contente de m'en être séparée.
Comment conciliez-vous votre vie de famille avec votre vie d'athlète ?
Ca se passe bien parce que j'ai ma mère avec moi et elle m'aide beacoup. C'est vrai que si elle n'était pas là, ce serait plus compliqué.
Votre fils de 3 ans se rend-il compte de la nature de votre activité ?
Il sait que je fais du sport parce qu'il m'accompagne pratiquement tous les jours au stade. Comme ça, il peut se dépenser, parce que sinon, il est plutôt agité. Il me voit aussi courir à la télévision, donc il commence un petit peu à se rendre compte. Quand je lui dis :"Il faut que tu manges bien pour faire comme maman!", il me répond:"Pour faire mieux que maman!" Il est motivé...
Que pensez-vous des progrès de Ronald Pognon, votre partenaire d'entraînement ?
C'est super ! Même Ladji Doucouré, je suis vraiment contente pour lui. Ca redonne un peu de vitalité à l'athlétisme. pour Ronald, c'est un bon début, mais il est capable de faire bien mieux que ça. Il faut le canaliser et qu'il soit très concentré à l'entraînement. Quand on est jeune, ça vient assez facilement, mais pour pouvoir durer et s'améliorer, il faut être sérieux.
Donc, il ne l'est pas vraiment ?
Il est sérieux mais par moments il se relâche. Il faut être "régulièrement " sérieux... C'est l'accumulation de petites choses qui fait qu'au bout d'un moment, on gagne du temps par rapport aux autres.
Les plus jeunes membres ,de l'équipe de France vous demandent-ils des conseils?
En tout cas, Ronald m'écoute, il a quand même dix ans de moins que moi. D'ailleurs beaucoup d'athlètes dans cette équipe sont nés dans les années 1980, juste quelques années avant que je commence l'athlétisme. mias ça ne veut pas dire que je suis vielle, hein !